971, c'est le nombre de connexions aux "Chroniques indianapoliennes" durant le mois d'avril. Soit environ 32 connexions par jour, avec un pic à 82 et un minimum à 16.

L'origine des connexions ? Pas toujours facile à savoir, surtout avec les adresses en .com. Mais je sais déjà que, sans surprise, la majorité est française, puis américaine, et ensuite que des connexions ont été effectuées de Suisse, d'Angleterre, de Belgique, du Canada et du Maroc. Trois continents quand même !

Je sais bien que je devrais rester indifférent à ces statistiques, mais je ne peux m'empêcher d'y jeter un coup d'oeil tous les jours ! C'est d'ailleurs très amusant de voir à quelle heure ont lieu la plupart des visites. Quelques pics (tout est relatif) dans la journée : vers neuf heures du matin (arrivée au bureau ?), entre midi et deux et en début d'après-midi (sandwich devant l'écran d'ordinateur ?), et entre 20h et 21h (retour à la maison ?). Bref, j'en déduis que le lectorat respecte plutôt des horaires de bureau, et que la consultation de ces chroniques n'est pas frénétique dans les maisons de retraite.

Alors 971, c'est beaucoup ou c'est peu ?

Je n'en ai aucune idée, car généralement les blogs ne publient pas leurs statistiques. A mon avis, ce n'est pas faramineux, mais on dira que c'est le premier mois, n'est-ce pas ?

Et puis les thèmes ne sont pas toujours de nature à intéresser le plus grand nombre : ceux qui sont intéressés par les blogs d'expatriés se moquent de mes engouements politiques, et, par contre, ceux qui s'y intéressent ne se passionnent sans doute pas pour l'architecture de la Faculté de droit d'Indianapolis ou pour les problèmes de décallage horaire dans les comtés du Sud ouest de l'Indiana... Alors j'ai bien pensé à ouvrir deux blogs, l'un politique, et l'autre consacré à la vie d'expatrié aux Etats-Unis. Mais bon, je ne compte pas non plus y passer ma journée !

Bon maintenant, il faudrait que je me donne des objectifs chiffrés de progression pour le mois prochain (un peu comme les programmes quinquennaux soviétiques), même si ce ne sera pas facile vu que je vais passer quinze jours au Canada. Mais bon, disons 1200 connections ? Une progression de 20 % d'un mois sur l'autre, cela paraît raisonnable, je pense.

Maintenant, comment y arriver ?

Vu que Marquette n'est pas ma véritable identité (ah !ah!), et que mon visage est inconnu, j'ai pensé à l'excellent méthode de teasing expérimentée par Minos dans "Peur sur la ville", de Verneuil (ci-dessous Minos, l'ignoble assassin qui veut purifier Paris de la décadence).

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Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais Minos jouait au chat et à la souris avec le Commissaire Le Tellier (Jean-Paul Belmondo de le belle époque, avant les yorkshires). Il avait découpé une photo de lui en petits fragments et à chaque nouveau meurtre, il adressait à Le Tellier une partie de la photo. En commençant par les hideuses petites botines années 70...

Bon, c'est pas mal pour faire monter le suspens, mais surtout quand on est un meurtrier en série. En ce qui me concerne, je ne suis pas convaincu que mettre une fois par mois la photo d'une partie de ma personne sur le blog ferait exploser les statistiques.

Bon, la violence étant écartée, on peut penser au charme, et tout en restant dans le teasing, je pourrais vous promettre (les promesses n'engageant que ceux qui veulent bien les écouter) que dans le courant du mois prochain, Mélissa Theuriau ou Anne-Sophie Lapix enlèveront le haut... (ci-dessous Mélissa Theuriau, puis Anne-Sophie Lapix, puis, tiens, Mélissa Theuriau).

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Non, vraiment, ce n'est pas possible !! On ne peut pas faire n'importe quoi pour avoir des lecteurs ! Et pourquoi pas jouer de l'accordéon, ou pousser la chansonnette, ou encore dévoiler un goût pour les carottes râpées!!

Non, Chers Lecteurs, je suis désolé. Je ne vais rien changer. Je vais continuer à vous parler des débats politiques dans l'Indiana, vous promets prochainement des photos d'une vraie remise des prix dans une université américaine, et puis des témoignages sur Chicago et Montréal. Je ne renoncerai pas à diffuser des photos de Jean-Louis Debré s'il devait à nouveau dire quelque chose d'intelligent.

Et je poursuivrai dans la défense du oui au référendum, même si la loutre (c'est ma femme) conduit une infâme guérilla pour me faire changer d'avis, et si les chances de succès sont fort incertaines.

Je maintiendrai.