Il y a un mois, je vous promettais de chanter l'Internationale si je n'atteignais pas l'objectif de 1500 connections au cours du mois de juin. Cette promesse, je la tiendrai. L'objectif ayant été nettement dépassé (1760 connections), je ne chanterai pas l'Internationale. Au passage, je remarque que la Formule 1  a particulièrement intéressé puisque c'est à la suite du Grand Prix d'Indianapolis qu'un maximum a été atteint avec 159 connections le 20 juin. Je salue aussi les lecteurs du Maroc, du Canada, de Nouvelle-Calédonie, d'Uruguay, de Russie ou encore d'Australie...Magie d'Internet !

Pour revenir à l'Internationale, j'envisageais de fêter ce nombre record de connections par un petit pastiche libéral du célèbre chant, sur le ton de "C'est la lutte fiscale...". Bon, j'ai finalement abandonné car la seule lecture de la chanson originale m'a paru bien plus surréaliste que ce que j'aurais jamais pu imaginer. En fait, je connaissais le refrain principal, mais je n'avais jamais lu l'intégralité du texte.

Peut-être est-ce aussi votre cas, alors accrochez-vous, voilà les paroles (si vous voulez chanter en musique, cliquez adroitement sur le lien suivant : deboutia1.au) :

Chorus:
C'est la lutte finale:
Groupons-nous, et demain,
L'Internationale
Sera le genre humain.
C'est la lutte finale:
Groupons-nous, et demain,
L'Internationale
Sera le genre humain.

1. Debout! les damnés de la terre!
Debout! les forçats de la faim!
La raison tonne en son cratère,
C'est l'éruption de la fin.
Du passé faisons table rase,
Foule esclave, debout! debout!
Le monde va changer de base:
Nous ne sommes rien, soyons tout!
Chorus:

2. Il n'est pas de sauveurs suprêmes:
Ni Dieu, ni César, ni tribun,
Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes!
Décrétons le salut commun!
Pour que le voleur rende gorge,
Pour tirer l'esprit du cachot,
Soufflons nous-memes notre forge,
Battons le fer quand il est chaud!
Chorus:

3. L'État comprime et la loi triche;
L'Impôt saigne le malheureux;
Nul devoir ne s'impose au riche;
Le droit du pauvre est un mot creux.
C'est assez languir en tutelle,
L'Égalité veut d'autres lois;
"Pas de droits sans devoirs," dit-elle,
"Égaux, pas de devoirs sans droits!"
Chorus:

4. Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail:
Dans les coffres-forts de la bande
Ce qu'il a créé s'est fondu.
En décrétant qu'on le lui rende
Le peuple ne veut que son dû.
Chorus:

5. Les rois nous soûlaient de fumées,
Paix entre nous, guerre aux tyrans!
Appliquons la grève aux armées,
Crosse en l'air et rompons les rangs!
S'ils s'obstinent, ces cannibales,
A faire de nous des héros,
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux.
Chorus:

6. Ouvriers, paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs;
La terre n'appartient qu'aux hommes,
L'oisif ira loger ailleurs.
Combien de nos chairs se repaissent!
Mais, si les corbeaux, les vautours,
Un de ces matins, disparaissent,
Le soleil brillera toujours!
Chorus:

Délicieux, n'est-ce pas ? Quand on songe que des forcenés la chantent encore, l'air pénétré, et le poing levé, ...