31 mai 2007
Un portrait raté
Franchement, j'ai beau l'avoir étudiée sous toutes ses coutures, je n'arrive pas à me faire au portrait officiel de Nicolas Sarkozy. Ce n'est pas que la photo soit mauvaise : non, Philippe Warrin, son auteur, connaît son métier (comme le démontre son book). Mais s'il est parfaitement qualifié pour rendre sexy les starlettes du petit écran, il me semble avoir manqué son sujet dans un genre, le portrait officiel, qui répond à une finalité bien différente que de faire fantasmer le beauf moyen devant des girl next door aux poses lascives.
Le portrait officiel de Nicolas Sarkozy présente une apparente facture classique : il est debout, dans la bibliothèque du Palais de l'Elysée, avec à ses côtés des drapeaux. Mais plusieurs choses me chiffonnent :
L'apparence générale tout d'abord : cette photo ne fait pas "vraie", elle a tout de l'image retouchée (grain, éclairage jaunissant). La bibliothèque en arrière-plan a tout de la bibliothèque des gens qui ne lisent pas : elle est trop bien rangée, avec ses belles reliures sagement alignées. Cela sent un peu la naphtaline. Le choix de Jacques Chirac, dans le jardin de l'Elysée était bien plus judicieux.
La posture de Nicolas Sarkozy, ensuite : il est campé d'une façon assez martiale, faisant face de trois quart, regardant en devant lui. Prendre une photo en pied ne me paraît pas très judicieux s'agissant d'un homme qui n'est pas très grand. Il aurait été possible de le prendre en photo assis (comme Mitterrand), ou en gros plan (comme Giscard ou Mitterrand) alors que là, il apparaît un peu écrasé par la taille des drapeaux. Par ailleurs, fallait-il vraiment porter une chemise à rayures ? C'est un détail, je sais, mais sans porter l'habit, une chemise blanche aurait été mieux appropriée.
Les drapeaux, enfin : Dieu sait que je suis pro-européen, mais enfin, était-il bien nécessaire de disposer un drapeau européen à côté du drapeau tricolore ? Nicolas Sarkozy est président de la République française, pas de la Commission européenne ! Il y a là une confusion des genres qui, je l'espère, ne traduit pas une confusion mentale.
Bref, on aurait pu faire mieux. Mais comment traduire la rupture promise par Nicolas Sarkozy, tout en s'inscrivant dans la tradition républicaine ? That is the question.
L'époque ayant changé, il semble difficile de revenir à la période de Gaulle-Pompidou.
Grand cordon de la Légion d'honneur, bibliothèque, regard lointain et pose martiale : les temps ont changé et les échotiers auraient pris plaisir à moquer Nicolas Sarkozy s'il avait voulu se couler dans le costume des deux premiers présidents de la Vème République.
Le plus révolutionnaire a sans doute été VGE, dont le portrait officiel était en rupture claire par rapport à ses prédecesseurs : c'est l'image un président jeune, dynamique, le drapeau en mouvement figurant une sorte d'orléanisme optimiste. Tout à fait le Giscard des débuts.
Avec Mitterrand, le style est réactionnaire dans le sens le plus neutre du terme : il s'agit d'un retour au modèle de Gaulle-Pompidou, mais des différences de taille sont perceptibles :il regarde les Français dans les yeux, comme ce grand menteur savait si bien le faire. Il a un livre ouvert devant lui, ce qui, là aussi évoque son goût pour la culture et singulièrement pour la littérature. Ce portrait semble dire : "Soyez rassurés, Mes Chers Compatriotes : je suis socialiste, mais je lis des livres et respecte nos institutions !"
Chirac a eu un très beau portrait : simple, naturel, décontracté, "mangez des pommes !" Cette photo est rassurante, sereine, et prolonge d'une certaine manière le slogan de campagne que Jacques Chirac avait choisi : "La France pour tous". S'il fallait garder quelque chose de Chirac, ce serait sans doute ce portrait.
Alors que veut nous dire Nicolas Sarkozy avec son portrait officiel ? Difficile de conjecturer. L'image a quelque chose de faux, avec un effet un peu clinquant (c'est la droite "bling bling" qu'évoquait récemment Le Canard enchaîné ?), la bibliothèque est là pour le décor (rôle de la culture dans la société ?), le photographe est un habitué des people (une présidence dans le "coup d'éclat permanent", toujours pour reprendre Le Canard ?), la posture est celle du défi (pas de la morgue ou de la provocation, souhaitons le), les drapeaux français et européen sont mêlés (perte du sens des hiérarchies ?).
Sans doute ai-je accordé trop d'importance à ce portrait, mais l'expérience démontre qu'un portrait officiel donne une assez juste idée de la tonalité générale d'une présidence.
29 mai 2007
Selon Claude Allègre, "Le PS a fait de l'incompétence le gage de la démocratie" (Libération, 26 mai 2007)
Les critiques venues de l'intérieur sont souvent les plus dures...et parfois les plus justes car le mieux informées. Celles formulées par Claude Allègre dans le Libération du 26 mai dernier ont assez saignantes.
*
Que vous a proposé Nicolas Sarkozy ?
Il m'a proposé d'être ministre. Le projet de réformer la recherche et l'enseignement supérieur français en y mettant des moyens importants, sur lesquels il s'est engagé, est pour moi fondamental pour l'avenir de notre pays. Ce projet doit dépasser les clivages politiques. Pourtant j'ai décliné l'offre. C'était une décision difficile. Il y a d'abord des réserves personnelles : je me suis beaucoup réinvesti dans des recherches que j'ai besoin de concrétiser. Mais il y a, sur le fond, une autre réserve : mes convictions de gauche étant intactes, je pouvais difficilement m'engager à être solidaire de l'ensemble de la politique gouvernementale. Cette politique, je ne la vois pas encore clairement. Même si Sarkozy a donné des garanties démocratiques.
Lesquelles ?
Renforcer les droits de l'opposition parlementaire, lui confier la présidence de la commission des finances, l'associer aux nominations qui relèvent aujourd'hui du seul président, limiter à deux les mandats du Président. En s'engageant sur tous ces points, il démontrait au moins qu'il ne commençait pas une carrière de dictateur.
Où était, alors, le problème ?
Etre membre d'un gouvernement, c'est être solidaire. Or j'ai des interrogations sérieuses sur divers projets. Je n'ai pas envie de laisser démolir le code du travail même si, c'est clair, il faut le modifier largement. L'instauration de peines incompressibles me pose aussi problème, même si je comprends qu'on soit choqué par le laxisme de certains juges. Je n'exprime pas une hostilité de principe, je demande à voir... Il y a aussi de très bonnes choses dans le programme de Sarkozy : les heures supplémentaires exonérées de charges. Et ce grand ministère confié à Juppé. C'est un projet formidable que j'avais essayé de vendre à Jospin. Avec du courage et de l'imagination, il y a là un vivier d'un million d'emplois nouveaux ! Le ministère des Comptes de la nation, c'est aussi une bonne idée.
Sarkozy aurait aussi voulu vous confier une mission de conseil et de préparation de la réforme de l'Université. Pourquoi avoir refusé ?
Pour réformer l'Université et la Recherche je lui ai dit qu'il fallait au préalable s'engager à augmenter les salaires des enseignants et élever de 10 % par an le budget. Il était prêt à signer, à l'écrire dans la lettre de mission. Je lui ai aussi expliqué que pour être efficace, il fallait un secrétariat d'Etat rattaché à François Fillon, qui connaît parfaitement ces questions. Il est capable d'arbitrer en trois minutes. Et la mission ne pouvait exister qu'en contrepoint d'une structure légère. Pour des raisons de quotas et d'équilibre politique, Sarkozy a décidé de créer un ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Dans ces conditions, il m'était difficile d'accepter une simple mission, même placée auprès de lui, car les interférences et conflits possibles étaient trop probables.
Les législatives s'annoncent calamiteuses pour le PS, cela vous réjouit-il ?
Bien sûr que non ! Sarkozy lui-même a besoin d'une véritable opposition. Sinon, il finira par avoir des problèmes avec les extrémistes de sa majorité. Pour limiter la casse, il faut que le PS arrête avec l'opposition frontale pratiquée par François Hollande. Cela conduit à la catastrophe. Il faut que le PS ait le courage de dire : «Nous serons l'opposition, mais chaque fois que des projets seront bons pour la France, nous les voterons.»
Hollande a donc tout faux ?
Hollande a été un ami. Mais là, je suis vraiment fâché contre lui. Il nous a pris pour des imbéciles. Il a accumulé les combines, pensant qu'il finirait par être désigné candidat. Il croyait que Royal allait s'arrêter. Elle n'a pas le talent nécessaire, mais une niaque pas possible. Mitterrand puis Jospin avaient su, avec les groupes d'experts, attirer des talents. Hollande, lui, a préféré s'entourer de magouilleurs incompétents. On reste confondus d'apprendre que le PS n'a rien demandé pour élaborer son programme à des gens comme Martin Hirsch, Jacques Attali, Hubert Védrine, Bernard Kouchner, Denis Olivennes et tant d'autres, tous membres du PS. Le parti a fait de l'incompétence le gage de la démocratie, Ségolène disant même : «Nous n'avons pas besoin d'experts !» Sarkozy a, lui, récupéré les compétences, en ayant le courage d'affronter ses partisans. Que Jean-Pierre Jouyet, le meilleur ami de Hollande soit passé chez Sarkozy, c'est symbolique.
26 mai 2007
Le second plus vieux métier du monde ?
1. We work in weirdshifts.........like a prostitute Nous travaillons à des heures bizarres....comme les prostituées. 2. They pay you to make the client happy........like a prostitute
Nous sommes payés pour satisfaire le client....comme les prostituées.
3. The client pays a lot of money, but your employer keeps almost every penny....like a prostitute
Le client paie cher, mais l'employeur garde presque tout l'argent pour lui....comme pour les prostituées.
4. You are rewarded for fulfilling the client's ideas......... like a prostitute
Nous sommes récompensés pour suivre les idées du client....comme les prostituées.
5. Your friends fall apart and you end up hanging out with people in the same profession as you........like a prostitute
Nos amis s'en vont et nous finissions par sortir avec des gens qui exercent la même profession que nous...comme les prostituées.
6. When you have to meet the client, you always have to be perfectly groomed......... like a prostitute
Lorsque nous rencontrons le client, il faut que nous soyions parfaitement habillés...comme les prostituées.
7. But when you go back home, it seems like you are coming back from hell...... as a prostitute
Mais lorsque nous rentrons chez nous, on dirait que nous revenons de l'enfer...comme les prostituées.
8. The client always wants to pay less but expects incredible things from you......... as from a prostitute
Les clients veulent toujours nous payer moins mais attendent de nous des choses incroyables...comme pour les prostituées.
9. When people ask you about your job, you have difficulties to explain it.....as a prostitute
Lorsque des personnes nous demandent quel métier nous exerçons, nous avons du mal à nous expliquer...comme les prostituées.
10. If things turn out to be wrong, is always your fault........as a prostitute
Si les choses tournent mal, c'est toujours de notre faute...comme pour les prostituées.
11. Everyday when you wake up you say "I'M NOT GONNA SPEND THE REST OF MY LIFE DOING THIS"..........like a prostitute
Tous les jours, lorsque nous nous levons le matin nous disons "Je ne vais pas passer le reste de ma vie à faire cela"...comme les prostituées.
On aimerait pouvoir dire que c'est complètement faux...
23 mai 2007
Flower by Kenzo - Shu Qi
Flower by Kenzo - Shu Qi
Vidéo envoyée par tvspot
Un spot publicitaire véritablement féérique.
22 mai 2007
Réchauffement franco-américain
La French-American Foundation se donne pour ambition de renforcer les relations entre les Etats-Unis et la France, mission ô combien importante tant l'incompréhension est parfois grande entre les deux nations amies.
Il aura fallu du temps pour combler le sentiment de trahison qu'ont éprouvé les Américains lorsqu'ils se sont rendus compte que, dans une épreuve difficile, la France s'affichait formellement solidaire, mais faisait son possible pour entraver l'action américaine, voire s'efforcait de tirer profit de la situation délicate de son alliée, allant même jusqu'à coaliser des nations disparates pour tenter de lui couper les ailes.
Certains ont cru voire dans la gesticulation chiraquienne une réitération de la geste gaullienne, mais ceux-là oublient sans doute que le général, pour indépendant qu'il se soit affiché face aux Etats-Unis, n'a jamais mégoté son soutien lorsque les circonstances se sont tendues, comme lors de la crise des missiles de Cuba.
Bref, il faut espérer qu'à l'avenir des relations plus chaleureuses s'établiront avec les Etats-Unis, et plus singulièrement avec leurs dirigeants, quels qu'ils soient.
Il semblerait que les Américains, bonne pâte tout de même, se souviennent que la France est leur plus vieille alliée. Ainsi, dans un sondage effectué du 11 au 13 mai 2007 aux Etats-Unis, 80 % des Américains ont répondu qu'il était important pour les Etats-Unis de maintenir de bonne relations avec la France dans l'avenir. Les réponses les plus élevées concernent les jeunes entre 18 et 24 ans (84,5 %), les classes moyennes (87 %), les réponses ne connaissant pas vraiment de variations géographiques entre les nord, el sud, l'est et l'ouest (20070517_Survey).
Plus des deux tiers des Américains ignorent quel impact la présidence de Nicolas Sarkozy aura sur les relations franco-américaines, preuve manifeste qu'ils ne le connaissent pas, pour la plupart d'entre eux. Il m'étonnerait fort qu'ils trouvent à s'en plaindre.
18 mai 2007
Mon premier sondage
De la nécessité d'un second porte-avions
Mardi 15 mai, le seul porte-avions français, le Charles-de-Gaulle, a accosté mardi matin à Toulon où il sera immobilisé durant 18 mois à partir de l'été pour la réfection de ses deux moteurs nucléaires : les deux coeurs nucléaires du porte-avions seront rechargés, les hélices changées, et près de dix milles travaux d'adaptation et de rénovation seront réalisés, pour un coût total de 287 millions d'euros.
Le porte-avions nucléaire avait appareillé de Toulon le 11 février avec le groupe aéronaval français pour une mission de près de quatre mois se terminant dans l'Océan Indien, destinée notamment au soutien des troupes engagées en Afghanistan. A cette occasion, le Rafale dans sa version marine a été utilisé pour la première fois dans un contexte de guerre.
En opération depuis 2001, le Charles-de-Gaulle transporte 1.950 hommes et 40 avions de combats Rafale et Super-Etendard. Une révision totale rendant nécessaire une cale sèche tous les 7-8 ans pendant une durée de 18 mois, il est d'ores et déjà prévu que le Charles-de-Gaulle sera à nouveau immobilisé en 2015.
En attendant, il nous reste à croiser les doigts pour qu'aucune crise internationale nécessitant l'engagement de France n'apparaisse d'ici à janvier 2009, car si tel devait être le cas, le président Sarkozy serait dans l'incapacité de projeter, de façon indépendante, des forces françaises dans les zones de risque.
Cette situation est problématique, et souligne l'absurdité d'avoir décidé de mettre en chantier un seul porte-avions au lieu de deux comme c'était le cas avec le Clémenceau et le Foch. Cela signifie que :Sa
tous les sept ans la France est dépourvue de capacité de projection pendant un an et demi
pendant la cale sèche, les pilotes de l'aéronavale soit ne s'entraînent pas (ce qui induit une remise à niveau qui prend du temps lors de la remise en service du porte-avions), soit sont dépendants du bon vouloir des Américains pour s'entraîner sur leurs porte-avions
le coût unitaire de ce porte-avions est considérable, car toutes les pièces sont fabriquées en un seul et unique exemplaire
Il est patent, dans ces conditions, que la construction d'un second porte-avions s'impose.
Plusieurs solutions se présentent :
La collaboration avec les Britanniques semble bien tenir la rampe. Cependant, les Britanniques n'ont pas le même type d'avions de combat que l'armée française, ont des besoins différents avec lesquels il faudra composer (ce qui signifie que la solution définitive sera forcément bancale), n'ont pas de porte-avions à catapulte comme seuls les Etats-Unis et la France en ont mais des porte-aéronefs transportant des avions à décollage verticale (type Sea Harrier). Enfin, tout programme militaire en collaboration nous met dans la dépendance des impératifs budgétaire et miltaires britanniques. Or nous avons besoin d'un second porte-avions au plus tôt. Autant dire que cette solution est loin d'être optimale.
Le porte-avions européen de Ségolène Royal : une idée ridicule, dans la mesure où il n'y a ni armée européenne, ni convergence de vue en matière de défense, ni adhésion des autres Etats à un tel projet, ni aucune réflexion sur le mode de fonctionnement des équipages d'un tel bâtiment. Et puis, il manque une réponse à une question centrale : pour quelle politique ? Il ne s'agit là que d'un propos de campagne improvisé.
Un nouveau modèle de porte-avions : la conception du Charles-de-Gaulle, pourtant mis en service en 2001 seulement, avait commencé au moins vingt ans auparavant. Autant dire que si ce porte-avions est neuf, il ne répond pas aux dernières avancées technologiques. Il serait donc possible de penser un porte-avions de génération nouvelle, plus évolué que le CDG. Le problème est que ce navire coûterait cher, prendrait du temps à être mis à flot, et n'offrirait que peu d'interopérabilité avec l'actuel porte-avions. Et comme il semble exclu de commander deux ou trois nouveaux porte-avions, cette solution ne paraît ni la plus avisée sur le plan budgétaire, ni la plus efficiente sur le plan militaire.
La dernière possibilité consiste à construire une réplique du Charles-de-Gaulle, un sistership : c'est la solution qui me semble la plus intelligente. On pourrait sans doute effectuer quelques adaptations par rapport au modèle existant en fonction des défauts qui sont apparus à l'utilisation tout en construisant peu ou prou le même navire. On pourrait ainsi amortir toutes les études effectuées pour le CDG, ce qui coûterait moins cher, et offrirait surtout la possibilité unique d'utiliser les pièces de l'un pour réparer l'autre pendant que les pièces de rechange sont commandées. De plus, deux porte-avions quasiment identiques permettraient de disposer d'un seul groupe aéronaval qui serait utilisé alternativement sur l'un ou sur l'autre, et permettrait d'optimiser l'utilisation des équipages, car les marins travaillant sur l'un pourraient sans problème travailler sur l'autre. Voilà qui assurerait une présence à la mer permanente, ménagerait les deniers publics, et garantirait l'indépendance stratégique de la France.
Espérons que cette dernière option prévaudra.
16 mai 2007
Le Président Sarkozy remonte les Champs-Elysées
C'était il y a moins d'une heure...et ces photos méritent déjà d'être intégrées dans la rubrique "Histoire" de ce blog.
Et pendant ce temps-là, sur les toits :
Mais en bas, tout se passe comme prévu.
Et le voilà ! Le temps d'un rayon de soleil (je ne dirai pas pour autant, comme certains en d'autres temps, que la France passe de l'ombre à la lumière, cependant), et dans une superbe 607 découvrable, le Président Sarkozy. Cela sonne encore bizarrement à l'oreille, mais vous allez voir : on va très vite s'y habituer !
Merci à James le Républicain pour ces belles photos.
14 mai 2007
"Vous n'aurez pas le dernier mot", de Jean Piat et Patrick Wajsman
Sous titré "Petite anthologie désinvolte des plus belles réparties", ce charmant ouvrage est une compilation de bons mots classés par ordre alphabétique, et choisis par Jean Piat, le comédien, et Patrick Wajsman, directeur de la revue Politique internationale.
Les mots ont été prononcés par de grands écrivains, des hommes d'Etat, des comédiens de toutes époques et de tous pays. Les avocats en sont quasiment absents, mais ce recueil trouvera aisément sa place dans leur bibliothèque : les malotrus s'attribueront l'esprit qui leur fait défaut, ceux qui respectent leur serment ne manqueront pas de rendre hommage aux auteurs facétieux.
Certaines réparties sont connues, mais la plupart étaient nouvelles pour moi, ce qui est rafraîchissant car ce genre d'ouvrages répète bien souvent les bons mots apocryphes qui font sourire mais qui n'entretiennent qu'un lointain rapport avec la réalité historique.
Seul regret : les citations ne sont pas sourcées, ce qui rend délicat de s'y référer. Par ailleurs, l'impossibilité de "vérifier" que les paroles ont bien été écrites ou prononcées jette un voile de doute sur leur véracité. C'est comme les machines à voter électronique : on aimerait bien y croire, mais comme on ne peut pas recompter, il subsistera toujours une incertitude sur la conformité du résultat à la réalité.
Vous n'aurez pas le dernier mot !, Jean Piat et Patrick Wajsman, Albin Michel, 2006, 232 p.
Nous sommes à Londres, pendant la Guerre. De Gaulle prie Churchill à petit-déjeuner:
Disons à 7 heures, monsieur le Premier ministre
Réponse grognonne de Churchill, à qui ce type d'horaire a toujours paru barbare :
Pour quoi pas 6 heures, mon général ? Nous pourrions prendre notre douche ensemble !
Germaine de Staël vient de juger les différents partis qui ont successivement gouverné la France depuis le début de la Révolution. Tout le monde applaudit. Bonaparte seul se tait. Elle s'en aperçoit :
Général, est-ce que vous n'êtes pas de mon avis ?
Madame, je n'aime pas que les femmes se mêlent de politique.
Vous avez raison, Général ; mais, dans un pays où on leur coupe la tête, il est naturel qu'elles aient envie de savoir pourquoi.
A la fin de la guerre du Kippour, Golda Meir dit à Kissinger :
Je ne comprends pas comment vous, un Juif, osez me demander de ne pas faire prisonniers les soldats égyptiens que nous avons encerclés dans le Sinaï.
N'oubliez pas que je suis d'abord citoyen du monde, puis américain, puis républicain, puis juif.
Ce n'est pas bien grave : en hébreu, on lit de droite à gauche !
12 mai 2007
Vive la france ?
Vive la france ?
Vidéo envoyée par vive-la-france-
































