"Chroniques transatlantiques"

"J'écris pour savoir ce que je pense" Frédéric Beigbeder

29 juin 2007

Un modèle tunisien ?

Face au chaos politique et à la détresse économique qui frappent le monde arabo-musulman, le Maghreb tire honorablement son épingle du jeu, avançant cahin-caha vers davantage de démocratie et de respect des droits fondamentaux et connaissant une croissance économique vigoureuse.

Des trois nations nord africaines, la Tunisie apparaît comme un ilôt de prospérité et de stabilité : elle est sans doute celle qui connaît les plus grands succès, et ce alors qu'elle est quasi dépourvue de richesses naturelles.

Qu'on en juge, entre 1997 et 2006, le taux de croissance moyen s'est élevé à 4,5 %, la misère a quasiment disparu (4 % de la population en dessous du seuil de pauvreté), 80 % de la population appartient à la classe moyenne, la Tunisie est désormais la nation africaine la plus compétitive (devant l'Afrique du Sud), le taux de couverture sociale atteint 89 %, le taux de scolarisation dans l'enseignement supérieur est passé de 5,7 % à 35,5 % de 1985 à 2005, et l'espérance de vie de 67 ans à 73,5 ans sur la même période.

La Tunisie est clairement sur le chemin du développement économique.

Ajoutons que le pays reste à l'écart de l'embrasement islamiste, que les femmes tunisiennes bénéficient de droits uniques dans le monde musulman, que la laïcité est fermement appliquée, et que la Tunisie est stable et sûre.

Certes, les libertés politiques sont restreintes : les élections, notamment celle du président Ben Ali, sont une mascarade, le Rassemblement Constitutionnel Démocratique (parti unique) monopolise toutes les fonctions politiques, les avocats rencontrent de grandes difficultés à remplir les fonctions, les partis islamistes sont interdits (mais le slogan révolutionnaire ne nous enseignait-il pas déjà qu'il ne saurait y avoir de liberté pour les ennemis de la liberté ?) des détenus politiques (en petit nombre cependant) sont à déplorer, la liberté d'expression est bridée (notamment sur Internet).

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Mais vaut-il mieux la croissance économique associée au respect de droits de l'homme fondamentaux (la Tunisie reste un pays de libertés et de tolérance, notamment pour les femmes et les minorités religieuses) ou une démocratie faciale avec la stagnation économique ? Il serait préférable, c'est entendu, associer libertés politiques et économiques dans la croissance et le bonheur, mais force est de constater que cela n'existe pas actuellement sur la planète arabo-musulmane et que le mix tunisien reste très positif par rapport aux nations comparables.

Notons d'ailleurs, qu'il n'existe pas une seule véritable démocratie musulmane dans le monde (à part la Turquie et l'Indonésie, qui ne sont pas des pays arabes, et restent encore loin du modèle d'une démocratie idéale).

Le modèle tunisien reste sans doute le mieux à même de permettre l'avènement d'une véritable démocratie, sur le modèle européen : la croissance économique, l'élévation du niveau de vie, l'alphabétisation, l'émergence d'une classe moyenne, l'apprentissage de l'altérité par l'éducation, la lutte contre l'obscurantisme religieux, l'émancipation féminine, l'acceptation de l'interdépendance internationale sont des conditions nécessaires à la mise en place d'une démocratie tunisienne solide et pérenne.

Espérons seulement que les autorités tunisiennes sauront assouplir, en temps utile, les contraintes enserrant la vie politique tunisienne lorsque le pays aura atteint la maturité démocratique nécessaire.

*

En naviguant sur le site Internet du RCD, je suis tombé sur cet exemple édifiant de langue de bois propre aux pays connaissant un régime de parti unique. Cette déclaration a été publiée par le Bureau Politique du RCD à l'occasion du dépôt par le Président Ben Ali de sa candidature à l'élection présidentielle du 24 octobre 2004 :

"En ce jour glorieux où le Président Zine El Abidine Ben Ali, candidat du Rassemblement constitutionnel démocratique procède au dépôt de sa candidature à l'élection présidentielle du 24 octobre 2004 conformément aux dispositions de la constitution,Le Bureau politique du RCD exprime, au nom de ses militants et militantes à l'intérieur et à l'extérieur, ses profonds sentiments de fierté et de satisfaction soulignant l'importance de ce grand évènement historique où l'engagement est renouvelé entre le guide et son peuple pour la dignité et la gloire de la Tunisie .

En cette heureuse occasion, le Bureau politique exprime au fils valeureux de la Tunisie, le Président Zine El Abidine Ben Ali, ses plus profondes expressions de considération, d'estime et de reconnaissance pour ce qu'il a réalisé à la Tunisie en stabilité et paix et pour le bien-être, la prospérité et la dignité auxquels il a hissé le peuple tunisien grâce à ses choix avant-gardistes et à sa politique intégrale de développement qui a fait de la Tunisie un exemple de progrès et de réussite.

Le Bureau politique exprime sa grande fierté pour le soutien populaire spontané et total des citoyens, citoyennes, des organisations nationales et de toutes les composantes de la société civile à la candidature du Président Ben Ali, ce qui concrétise, de la meilleure illustration, la cohésion des Tunisiens et des Tunisiennes, à l'intérieur, et à l'extérieur, autour de l'artisan du Changement et leur attachement à l'héros du 7 Novembre, le sauveur du pays, le réalisateur des acquis et le bâtisseur de la République de demain.

A l'heure où la Tunisie avance à pas sûrs sur la voie de la réforme, de la modernité et de l'édification démocratique et civilisationnelle dans un monde marqué par les changements profonds et des défis majeurs, le Bureau politique exprime sa conviction que la conduite de notre pays par le Président Ben Ali constitue la meilleure garantie pour gagner les paris nationaux, réaliser les ambitions du peuple et renforcer la place de la Tunisie parmi les nations.

Le Bureau politique renouvelle, à cette occasion historique majeure, la fidélité permanente des militants et militantes du RCD au Président Zine El Abidine Ben Ali et leur engagement constant à demeurer fidèles et loyaux à la Tunisie afin de préserver son invulnérabilité et sa souveraineté.

Le Bureau politique souligne également l'engagement des constitutionnels et des constitutionnelles à œuvrer pour faire réussir la prochaine échéance électorale de manière à refléter le degré de progrès et de maturité qu'a atteints le peuple tunisien dans le cadre de l'Etat de droit et des institutions et son sentiment de responsabilité sous la conduite clairvoyante du Président Zine El Abidine Ben Ali, bâtisseur de la gloire de la Tunisie, symbole de sa souveraineté et notre choix pour le présent et l'avenir".

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27 juin 2007

Pas faux

"Un économiste de droite est un économiste. Un économiste de gauche est un politique".

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Albert Thibaudet

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26 juin 2007

Sarkozy en cartoons

Comment la presse internationale, et singulièrement les dessinateurs de presse ont-ils interprété l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidende de la République française ? En voici un petit aperçu :

  • L'image qui revient souvent est celle de Napoléon Bonaparte : image d'une certaine France sans doute, d'un panache conquérant, mais aussi petite taille et impérialisme, assurément.

Il suffit de peu de chose aux Etrangers pour camper en Sarkozy une sorte de Français familier : une tour Eiffel en fond, un petit homme brun à épaulettes, la main dans son giron. Même à New Delhi, c'est la France et c'est Napoléon Bonaparte !

content

Ironie mordante de ce dessin néerlandais, faisant des banlieues en flammes le nouveau pont d'Arcole de Nicolas Bonaparte. Une bonne synthèse des défis à venir :

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Ironie là encore, d'une sorte de Napoléon Don Quichotte, piétinant sur le chemin de la modernité. Cruel.

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  • Les caricatures véhiculées par la gauche ont traversé les frontières : on ne dira jamais à quel point leur irresponsabilité cause du tort à la nation. Transformer la tour Eiffel en mirador, il fallait y penser !

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  • Le passage du flambeau du thatchérisme de Blair à Sarkozy, dans le dos de Brown : si cela pouvait être vrai !

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  • Une belle victoire sur la gauche :

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  • La presse américaine salue aussi la victoire d'un supposé ami de l'Oncle Sam : j'ai une certaine tendresse, vous vous en doutez, pour cette dernière thématique...

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23 juin 2007

De la rigueur !

La majorité UMP vient d'être reconduite aux dernières élections législatives et c'est une bonne chose car le Président Sarkozy aura ainsi les moyens de mettre en oeuvre la politique pour laquelle il a été élu.

Cela ne doit cependant pas pousser cette majorité à considérer que son bilan pour la période 2002/2007 est parfait, car il est loin de l'être, notamment en matière de finances publiques.

Ainsi, alors même que les différents ministres des finances (et plus particulièrement le dernier d'entre eux, Thierry Breton) n'ont cessé d'insister sur la nécessité impérieuse de réduire les déficits publics ainsi que la dette, les finances publiques n'ont cessé de se dégrader.

Il y a là un hiatus entre le discours tenu et la réalité qui fait mystère : incapacité à réformer ? Impuissance ? Mensonge ?

Les données fournies par le rapport annuel de la cour des comptes sur la situation des finances publiques (Rapport_Cour_des_comptes) sont accablantes : de 2002 à 2007, les dépenses de l'Etat n'ont cessé de croître, le déficit de sécurité sociale s'est nettement aggravé, et la dette n'a fait qu'augmenter. En fait, tous les indicateurs essentiels se sont dégradés.

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Rien n'est plus éloquent que les chiffres suivants concernant le montant de la dette publique de l'Etat (en milliards d'euros, en fin d'année) :

·       2003 : 798

·       2004 : 838,4

·       2005 : 886,3

·       2006 : 883,9

·       2007 : 920

Notons que la baisse de 2006 est purement optique, dans la mesure où l'Etat a cédé pour plus de 16 milliards d'euros d'actifs (les sociétés d'autoroute principalement) et qu'une telle opération ne pourra pas, par définition, être reproduite tous les ans...

Il faut écrire la réalité telle qu'elle est, même si elle fait mal : la droite française a échoué, de 2002 à 2007, à assainir les finances publiques et a contribué à aggraver une situation déjà sérieusement compromise.

Peut-on croire les promesses actuelles, qui nous invitent à croire possible de réduire la dette, les déficits, les impôts, tout en maintenant un engagement fort de l'Etat dans tous les secteurs régaliens et dans ceux qui permettent de préparer l'avenir ? On aimerait bien, mais le plus raisonnable reste sans doute de suivre la cour des comptes qui, dans sa grande sagesse, invite le Gouvernement à passer au crible les 420 milliards d'euros de dépenses d'intervention actuelles (prestations, aides, subventions, transferts...), les 85 milliards d'euros de niches fiscales et sociales, et les 235 milliards d'euros de dépenses de personnel.

Il en va tout simplement de l'avenir de la génération des trentenaires, plus intéressée à une amélioration de long terme des finances publiques (condition d'une baisse réelle des prélèvements obligatoires) qu'à quelques cadeaux fiscaux à brève échéance.

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14 juin 2007

Revenir sur les 35 h : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

1. - Le post de Libéral sur Koztoujours fait un point bien venu sur la réforme des heures supplémentaires et en prend la défense avec force arguments. Il dresse un bilan sans concession de la législation sur les 35 heures, véritable désastre économique et social, mais, surtout, moral. Nicolas Sarkozy l'a bien compris en faisant de la valeur travail l'un des thèmes majeurs de sa campagne.

Le constat est établi depuis longtemps : les 35 heures sont néfastes et il est urgent de surmonter cette mauvaise passe pour augmenter le nombre d'heures travaillées tout au long de la vie, seule manière de préserver nos régimes sociaux (et plus particulièrement nos régimes de retraite) et de rester compétitifs sur la scène mondiale (et même européenne).

La proposition sarkozyenne a consisté, d'une façon habile, à dire aux Français que l'on ne leur enlèverait rien (= personne ne se sent menacé), mais que ceux qui le souhaiteraient pourraient travailler davantage et en tirer le légitime bénéfice. C'est du "gagnant-gagnant" comme disait Ségolène Royal (et bien avant elle Alain Madelin). C'est la réforme en pente douce, indolore, la réforme rêvée en somme.

La proposition se traduit, comme chacun sait, par une exonération de charges sociales et d'impôts des heures supplémentaires. Elle induit aussi des effets pervers en termes de substitution entre nouvelles embauches et heures supplémentaires, et surtout affecte le financement des régimes de protection sociale. On parle d'un manque à gagner d'au moins 5 milliards d'euros/an, à ajouter aux 15 milliards/an que coûtent les 35 h en exonérations de charges sociales (on paye pour ne pas travailler !). Cela commence à faire cher.

Cette réforme n'est sans doute pas nuisible. Elle peut même avoir l'effet voulu qui est de faire sauter la chappe de plomb des entraves au travail. Rien ne serait pire que de ne rien faire. En France, on meurt de ne pas assez réformer.

2. - Le principal motif pour mettre en oeuvre cette réforme est sans doute que les campagnes présidentielle et législative ont fait du slogan "travailler plus pour gagner plus" le coeur du discours de la majorité. L'espoir soulevé par Nicolas Sarkozy repose en grande partie sur la croyance qu'ont les Français qu'il est un homme qui dit ce qu'il fait et qui fait ce qu'il dit. La crédibilité de son discours et la légitimité des réformes de structures repose principalement sur la possibilité qu'a Nicolas Sarkozy de dire : "Je l'avais annoncé : je le fais" !

Mais faut-il s'en tenir à la lettre d'un réforme, ou peut-on appliquer la promesse en en conservant l'esprit ? N'aurait-il pas été possible de surmonter l'obstacle des 35 heures, de rendre à l'économie française son dynamisme, à un coût moindre ?

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3. - Au cas présent, on pourrait facilement prétendre que la promesse sarkozyenne consiste à supprimer les entraves au travail (au premier lieu desquelles la loi sur les 35 h) afin de permettre aux Français d'augmenter leurs revenus en travaillant davantage et d'augmenter le stock global d'heures travaillées en France.

Dans ce cadre, on pourrait aisément faire autrement pour un coût bien moindre pour les finances publiques, avec une efficacité réelle.

Il suffirait tout bonnement de revenir sur la législation sur les 35 h : la durée légale du travail serait à nouveau fixée à 39 h, les heures supplémentaires (complètement libérées) commenceraient à partir de 39 h, et les partenaires sociaux auraient la responsabilité, au sein de chaque entreprise, de décider de ce qu'ils souhaitent : maintien des 35 h ou retour aux 39 h. On peut imaginer que dans cette dernière hypothèse les salariés auraient à coeur de monnayer le retour à la durée de 39 h par des augmentations de salaires.

L'avantage de cette solution consisterait à laisser ceux qui le souhaitent à 35 h (des négociations délicates ont été menées dans le passé pour y parvenir et on peut comprendre que dans certaines entreprises l'on ne souhaite pas rouvrir un cycle de négociations), et à augmenter la durée légale du travail pour la plupart. Ajoutons que cette mesure ne coûterait rien aux finances publiques. Il serait même possible soit de revenir sur quelques années sur les allégements de charges consentis aux entreprises lors du passage aux 35 h (plus de quinze milliards d'euros / an, tout de même), soit de supprimer définitivement ces charges (ce qui semble tout de même peu réaliste compte tenu des besoins en financement des organismes de sécurité sociale).

4. - Et cela sans même parler de la seule mesure véritablement libérale qui consisterait à tout simplement supprimer la durée légale du travail en s'en tenant au maximum fixé par la réglementation communautaire (48 h hebdomadaire) et en laissant le soin aux partenaires sociaux de négocier dans les branches professionnelles ou dans les entreprises.

Une telle mesure ne coûte rien à l'Etat, apporte la flexibilité à même de rendre sa compétitivité à l'économie française, et responsabilise les partenaires sociaux. On pourrait là encore imaginer de substantielles économies en revenant sur les allégements de charges consenties aux entreprises. Et si nous disposons de moyens suffisants, on pourrait même sans doute pérenniser ces réductions de charges partiellement voire complètement.

Faut-il vraiment tenir ses promesses de campagne ?

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11 juin 2007

Adieu "Chroniques indianapoliennes", bonjour "Chroniques transatlantiques"

J'ai d'ordinaire coûtume de commenter les résultats du blog en tout début de mois, mais mes journées de travail se sont terminées trop tard ces jours-ci pour que j'ai le courage de m'atteler à la rédaction de ce blog. Le mois de juin promet d'être fort occupé jusqu'à la fin du mois, j'espère que j'arriverai à être suffisamment régulier.

Ce blog a repris son rythme de croisière, et je ne vous cache pas ma satisfaction. Je ne poste certes pas tous les jours, mais tout de même suffisamment fréquemment pour que vous soyiez de plus en plus nombreux à venir voir ce qui se passe sur ces pages.

En fait, vous n'avez jamais été aussi nombreux dans l'histoire de ce site, le mois en mai 2007 étant un mois record.

Voici d'abord l'évolution du nombre des visites au mois de mai (en bleu foncé, le nombre de pages vues, en bleu clair, le nombre de visites uniques) :

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Ou, d'une autre manière :

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Voici l'évolution du trafic depuis le début de l'année 2007 :

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La tendance est clairement haussière, comme on dit en bourse.

Mais le plus intéressant est de comparer les résultats sur tendance longue :

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Ce graphe montre très bien ce qui a caractérisé l'audience de ce blog : une croissance continue jusqu'en mai 2006, puis une baisse régulière, avant une remontée très progressive à partir de décembre 2006, lorsque j'ai repris l'écriture de ce blog après plusieurs mois de retrait.

Nous voilà donc de retour aux résultats les plus élevés :

  • 16223 pages vues en mai 2007, contre 15373 en mai 2006, et seulement 10927 en avril 2007.

  • 8877 visiteurs uniques en mai 2007, contre 10634 en mai 2006 (record qui reste encore à battre) et 6268 en avril 2007.

Ces résultats ne sont certes en rien comparable à ceux des blogs les plus populaires, mais ils suffisent à justifier que je m'asseye à nouveau face à mon ordinateur après une journée de travail...

Et puis que je vous avais fait part le mois dernier de mon désir de trouver un titre de blog plus en accord avec la situation qui est la mienne (à Paris depuis 10 mois maintenant, après plus de deux ans aux Etats-Unis), je vous livre le nouveau nom de ce blog, que j'ai choisi d'intituler "Chroniques transatlantiques".

C'est l'heure d'un nouveau départ !

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08 juin 2007

New York, New York


New york, new york
Vidéo envoyée par brakeursdimages

Start spreading the news, Im leaving today I want to be a part of it - New York, New York These vagabond shoes, are longing to stray Right through the very heart of it - New York, New York I wanna wake up in a city, that doesnt sleep And find Im king of the hill - top of the heap These little town blues, are melting away Ill make a brand new start of it - in old New York If I can make it there, Ill make it anywhere Its up to you - New York, New York New York, New York I want to wake up in a city, that never sleeps And find Im a number one top of the list, king of the hill A number one These little town blues, are melting away Im gonna make a brand new start of it - in old New York And if I can make it there, Im gonna make it anywhere It up to you - New York New York New York

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07 juin 2007

La vie dure des clichés sur l'Allemagne

Je suis un peu débordé en ce moment, mais je vous renvoie vers le post très intéressant de Caroline sur son blog "Berlin Berlin" : http://berlin.blog.20minutes.fr/archive/2007/05/01/des-clichés.html.

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Le dernier point sur l'origine de l'absence de décallage horaire entre Paris et Berlin est surprenant, et j'aimerais bien d'ailleurs que quelqu'un me confirme ce fait historique.

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04 juin 2007

Pas de "Lepénisation des esprits" en France

Les résultats de la dernière élection présidentielle, qui a vu Le Pen perdre une grande partie de son influence, s'expliquerait, selon lui et selon bon nombre d'observateurs de gauche, par la victoire des idées véhiculées par le Front national depuis des années, reprises tant par Nicolas Sarkozy que par Ségolène Royal (dans une moindre mesure toutefois).

Cette tentative d'explication doit cependant être écartée : en effet, ainsi qu'il résulte d'une enquête commandée par le International Herald Tribune et France 24, et réalisée dans six pays (Royaume-Uni, Italie, Allemagne, Espagne, Etats-Unis et France) du 2 au 14 mai, les Français sont les plus ouverts à l'immigration des six nations examinées : la moitié des Français considèrent le nombre d'immigrés en France comme "approprié" (l'enquête complète : Novatris_France24_2007_0525), et seul un petit tiers (32 %) considère qu'il y a "trop" d'immigrés en France.

En revanche, les Britanniques apparaissent comme les plus réservés à l'égard de l'immigration, 67 % d'entre eux considérant que le Royaume-Uni accueille trop d'immigrés. 55 % des Italiens et des Allemands, 45 % des Espagnols et même 35 % des Américains sont du même avis pour leurs pays respectifs.

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L'intégration

En revanche, s'agissant de la perception de l'intégration des populations immigrées, une convergence réelle est observable entre les différentes nations européennes. Elle est majoritairement vue comme un échec : 50 % au Royaume-Uni, 52 % en Italie, 56 % en France, et 58 % en Allemagne. Les Américains sont ceux qui considèrent que les immigrés sont les mieux intégrés (43 %) : il faut dire que le taux de chômage est peu élevé, et surtout que les Américains savent que leur pays est une nation d'immigrants, à la différence des pays européens.

S'agissant plus précisément de la France, on pourrait en conclure que les Français sont ouverts à l'immigration, mais soucieux en constatant que l'intégration ne s'effectue pas aussi bien que l'on pourrait l'espérer. Cette inquiétude n'aboutit pas au rejet de l'autre, mais plutôt à la recherche de solutions permettant d'assurer la vie collective dans l'avenir, ainsi qu'en témoignent les réponses aux questions posées quant aux mesures à adopter.

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L'attitude que les pouvoirs publics doivent observer à l'égard des immigrés

56 % des Français, seuls dans ce cas des six pays étudiés, pensent qu'il faut adopter des mesures spécifiques afin de faciliter la vie des immigrés en France. Tous les autres pays considèrent, dans des proportions variées, exactement l'inverse, sans doute avec l'idée sous jacente que si les conditions réservées aux immigrés sont mauvaises, ils finiront sans doute par lâcher prise... C'est se méprendre : ces conditions resteront toujours meilleures que dans les pays d'origine des immigrés.

S'agissant des aides sociales en revanche, un certain consensus apparaît, une nette majorité des sondés considérant que seuls les nationaux doivent être éligibles aux aides sociales : si la "lepénisation des esprits" existe, elle est internationale, et touche plus particulièrement le Royaume-Uni et l'Italie, les deux pays les plus restrictifs dans les enquêtes... Pour ce qui est des Français, on peut se demander si les sondés étaient conscients du fait qu'il n'est pas nécessaire d'être français pour toucher des aides sociales en France, l'emploi du conditionnel dans la question pouvant leur laisser penser le contraire.

Bilan

Enfin, la modération française apparaît encore dans la réponse à la question de savoir si l'immigration aide ou nuit au pays d'accueil : les Français sont les plus nombreux (avec les Américains) à considérer que l'immigration apporte beaucoup, les moins nombreux à penser qu'elle nuit, et bien plus nombreux à penser qu'elle constitue un apport que l'inverse.

En résumé : les Français pensent majoritairement que l'immigration est positive, mais s'inquiètent des échecs de l'intégration. Ils sont favorables à ce que des mesures soient adoptées afin que la vie des immigrés soit plus facile en France, sans aller jusqu'à souhaiter que les Etrangers bénéficient de droits sociaux identiques aux nationaux. Ils sont plus tolérants que leurs voisins et admettent l'idée que l'immigration est inéluctable et que dans ces conditions il faut l'organiser au mieux.

Une orientation qui s'est traduite dans les urnes récemment, me semble-t-il...

Posté par Marquette à 08:57 - Société - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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