24 janvier 2008
When a real conservative is on the ballot...
17 janvier 2008
Nine-figure
J’ai déjà eu l’occasion de vous signaler des originalités des avocats américains, notamment en matière de publicité, et il semble que le sujet soit inépuisable.
Dans le passé, j’ai fait référence à des cabinets d’avocats de taille plutôt réduite, ce qui pouvait expliquer le caractère pittoresque de leur positionnement publicitaire (ici et là).
Rien de semblable en ce qui concerne le très sérieux cabinet Quinn Emanuel, l’un des grands spécialistes américains du contentieux.
Voici ce que l’on peut lire sur la page de garde de leur site Internet :
“Quinn Emanuel Urquhart Oliver & Hedges, LLP is a 375+ lawyer business litigation firm - the largest in the United States devoted solely to business litigation. Our lawyers have tried over 1175 cases and won 1078, or 92%. When representing defendants, our trial experience gets us better settlements or defense verdicts. When representing plaintiffs, our lawyers have won over $6.2 billion in judgments and settlements. We are the only firm in the United States that has won three nine-figure verdicts in the last five years. In that same period we have also won three nine-figure settlements”.
« Quinn Emanuel Urqhhart Oliver & Sedges, LLP est un cabinet d’avocat specialize en droit des affaires comptant plus de 375 avocats – le plus grand aux Etats-Unis se consacrant exclusivement au contentieux des affaires. Nos avocats ont participé à 1175 affaires et en ont gagné 1078, soit 92 %. Lorsque nous intervenons en défense, notre expérience des procès nous permet d’obtenir de meilleurs règlements transactionnels et de meilleures décisions. Lorsque nous représentons des demandeurs, nos avocats ont obtenu plus de 6,2 milliards de dollards à l’issue de décisions de justice ou de transactions. Nous sommes le seul cabinet d’avocat aux Etats-Unis à avoir obtenu trois décisions avec des sommes comportant neuf chiffre [centaines de millions de dollars] au cours des cinq dernières années. Durant la même période, nous avons aussi obtenu trois transactions à neuf chiffres ».
Les slogans sont de la même eau :
« The Oscars represent cinema’s best, Quinn Emanuel represents the Oscars ».
“Justice may be blind, but she sees it our way over 90% of the time”.
Et le meilleur :
“Big numbers, big results”
09 janvier 2008
Motivation pré électorale
06 janvier 2008
C'est reparti !
Nous y sommes, le grand barnum de l’élection présidentielle américaine recommence, comme tous les quatre ans. L’année à venir va être captivante : 1 – La dramaturgie est unique : entre les mois durant lesquels se déroulent les primaires et caucus en vue de sélectionner les candidats des deux principaux partis, les conventions, l’élection elle-même (parfois départagée par le système judiciaire, comme en 2000), la complexité du système électoral, les moyens engagés, le poids des médias, tout concourt à ce qu’un formidable show ait lieu. L’originalité et la qualité des candidats concourent également à l’intensité du débat. Où peut-on trouver une telle diversité de profils ? Récapitulons, du côté démocrate : - une ancienne épouse de président, marquée à gauche, mais faisant campagne au centre, sénateur de l’état de New York – Hillary Clinton – - un candidat métis, non pas afro-américain mais d’un père kenyan et d’une mère américaine, sénateur de l’Illinois –Barack Obama – - un ancien avocat spécialiste de class actions, précédemment co-listier de John Kerry, ancien sénateur de Caroline du – John Edwards – - un gouverneur du Nouveau-Mexique d’origine latino, ancien ambassadeur des Etats-Unis aux Nations-Unis – Bill Richardson - Du côté républicain : - un ancien gouverneur, richissime homme d’affaires, de religion mormone –Mitt Romney – - un ancien pasteur baptiste, ancien gouverneur de l’Arkansas – Mick Huckabee – un ancien acteur de la série « Law and Order », ancien gouverneur du Tennessee – Fred Thompson – - un vétéran du Vietnam, détenu plusieurs années par Hanoï, sénateur de l’Arizona - John Mc Cain – - l’ancien procureur de l’Etat de New York, puis maire de New York – Rudolph Giuliani - 2 – Les enjeux sont considérables : Bien davantage que les élections municipales française à venir, la désignation du président de la première puissance mondiale impactera notre avenir, bien au-delà des Etats-Unis. Quelle sera sa position face à la crise des subprimes, à l’endettement des Etats-Unis, au réchauffement climatique, à la puissance chinoise, à la situation au Proche et au Moyen-Orient, en Europe et en France ? 3 – Le renouvellement de l’offre politique : L’élection est particulièrement ouverte. Avec un président qui ne peut pas se représenter après deux mandats (système dont la France ferait bien de s’inspirer), un vice-président qui a choisi de ne pas concourir, et aucun candidat l’ayant déjà été (à l’exception d’Edwards, mais il était seulement candidat à la vice présidence en 2004), les candidats en 2008 sont tous des bleus. Certes, Hillary Clinton et Rudy Giuliani disposent d’une notoriété qui devrait les aider, mais ils n’ont jamais été candidat à la présidence des Etats-Unis. La présence de Madame Clinton illustre également une particularité unique dans les démocraties occidentales : le partage du pouvoir, depuis deux décennies, entre deux familles. Ainsi, George Walker Bush aura été président huit ans, Bill Clinton a été le locataire de la Maison Blanche pendant huit ans, George Herbert Bush pendant quatre ans (mais huit ans auparavant en qualité de vice président de Ronald Reagan). L’année prochaine, un électeur devra avoir au moins 46 ans pour ne pas avoir déjà voté en faveur d’un candidat portant le nom de Clinton ou de Bush…








