30 juin 2005
Le non en cartoons
Si la constitution européenne avait jusqu'à présent peu interessé les journaux américains, le non français au référendum les a réveillés. Les dessinateurs de presse s'en sont donnés à coeur joie... Petit échantillon.
Nombre de dessins trouvent leur inspiration dans des traits supposés caracteriser les Français :
- l'arrogance et un accent anglais déplorable (tous en coeur : "A l'Union europeenne !" - Le Français, recrachant le vin : "Cela a un goût de oui")
- la Révolution française
- un particularisme insurmontable (première image : "Les Français ont flingué la Constitution de l'Union européenne". Deuxieme image : "Ils sont si...si..." "Français ?!")
- la mauvaise humeur (sur la machine : "Mesurez votre humeur". Différents niveaux : "Désenchanté", "Mécontent", "Ras-le-bol")
Nombre de dessins prennent pour cible Jacques Chirac, et c'est sans doute mérité.
- K.O. debout
- Autiste ("Les Français votent non a la Constitution européenne" - Chirac l'autruche : "Pourquoi ?")
- Blessé et abasourdi (Tony Blair disant à J. Chirac : "Ne t'en fais pas, Jacques - Crois-moi, on surestime vraiment la nécessité d'une constitution". Le Royaume-Uni n'a pas de constitution écrite)
- Déconcertant ("Mais...N'est-ce-pas notre...pilote??!...")
Certains dessinateurs trouvent néanmoins aux Français des circonstances atténuantes, dirigeant leurs critiques à l'encontre des Eurocrates.
- Deux fonctionnaires de l'UE : "L'Europe fonctionnerait tellement mieux sans les Européens"
- Sur la charrette : Bureaucrates européens. "Notre erreur a été de laisser cette populace voter !"
Et pendant ce temps-la, la perspective de voir l'Europe équilibrer l'hyperpuissance américaine s'éloigne... (titre du dessin : "le contrepoids") Etait-ce vraiment ce que souhaitaient les tenants du non ? Alliés objectifs des Etats-Unis, les cocos-gauchos-fachos ? C'est d'une ironie...
28 juin 2005
Boire ou courir, pourquoi choisir ?
L’humanité s’est longtemps divisée en deux catégories :
- les sportifs, se levant tôt, ne fumant pas, mangeant équilibré, ne buvant pas d’alcool et courant plusieurs fois par semaine alors qu’ils ne sont même pas en retard ;
- les buveurs de bière, se couchant à l’heure ou les précédents chaussent leurs baskets, se vautrant stupidement dans des canapés défoncés face à des programmes abrutissants, riant bruyamment aux blagues graveleuses, et renforçant méthodiquement leur musculation “Kronenbourg”.
Ces deux mondes paraissaient irréconciliables.
Heureusement, une initiative indianapolienne parait en mesure de surmonter cette insupportable fracture sociale et de favoriser l’amitié entre les peuples : le “Indyscent Hash House Harrier” (intraduisible : il est question de rassemblement indécent de coureurs de cross et de boustifaille), qui se définit comme “a social drinking/running group”, soit une association d’adeptes du “jogging bière”… Bon, tout cela reste un peu nébuleux, n’est-ce-pas ?
Voila le principe : il s’agit de rassembler une vingtaine de personne et de lancer une sorte de chasse au renard sans renard. En fait, ce sont des gens qui se rassemblent dans les bois pour faire une gigantesque partie de “trappe-trappe” une bière à la main. Si vous rencontrez un “hasher”, il vous dira qu’il appartient a un groupe de buveurs avec un problème de jogging (“a drinking group with a running problem”).
Le groupe est compose de garçons et de filles, dont chacun doit choisir un nom de guerre. On en lâche deux dans la nature, on leur laisse dix minutes d’avance, puis on lance la chasse. Chacun doit avoir une bière en main, les sac à dos sont remplis de canettes, et des stations de ravitaillement sont prévues dans la foret. Pas d’improvisation, on est en Amérique ! Les gagnants ont le droit de finir toute la bière, mais comme ce n’est pas un jeu très sérieux, les participants partagent volontiers les pack restants.
Exaltant non ?
Qu’est-ce qu’on attend pour lancer ce divertissement en France ? On pourrait remplacer la bière par du Beaujolais nouveau l’hiver et par du Rosé de Provence en été ! On ne peut pas indéfiniment accepter de se laisser distancer, dans ce domaine aussi, par ces perfides anglo-saxons (l’inventeur de ce sport, pas encore homologué par le Comité International Olympique, est bien entendu britannique) !
Français, réveillez-vous !
Pour vous documenter sur la discipline, allez voir le site du Club indianapolien sur www.indyhhh.com. Il vous orientera aussi vers des dizaines de sites d’autres clubs à travers les États-Unis.
27 juin 2005
Bambindiana
Je ne résiste pas à l'envie de partager avec vous ces photos tout à fait étonnantes. Elles ont été prises le week-end dernier par Julie, une collègue de travail de La Loutre, dans son jardin.
Certes, Julie habite dans une zone assez peu résidentielle, mais les cerfs et biches ne sont-ils pas supposés craindre la présence humaine ?
Ce serait plus prudent de leur part, car il y a des chasseurs dans l'Indiana (vu la difficulté qu'il y a à approcher les animaux, je devrais peut-être me mettre à la chasse, moi !).
Paris
"Ne pouvoir se passer de Paris, marque de bêtise ; ne plus l'aimer, signe de décadence."
Gustave Flaubert
24 juin 2005
La Liberté ou la mort
Que nous semble éloigné l'idéalisme révolutionnaire !
A cette époque, les Français chérissaient une liberté qu'ils appréciaient d'autant plus que la monarchie les en avait privés. Ils me font penser à la fraîcheur des démocraties d'Europe centrale, dont le libéralisme enthousiaste trouve son origine dans les contraintes imposées par l'ogre soviétique.
En France, la liberté n'a pas bonne presse. Je me demande d'ailleurs par quel glissement on a bien pu en arriver à faire de "libéral" une insulte... Comme aux États-Unis ou les Conservateurs qualifient de "Liberals" ceux qui leur apparaissent comme gauchiste ou dégénérés. Étrange inversion des perceptions que je ne m'explique pas davantage !
Le Libéral est devenu en France une sorte d'épouvantail. Il effraie les Socialo-Communistes et l'extrême droite, ce qui se comprend facilement. Mais il est aussi récusé par les Centristes qui préfèrent se dire "Humanistes", et même par la droite, qui semble prête à tout pour ne pas mériter ce qualificatif supposé infamant.
D'ailleurs, la droite française, dans sa très grande majorité, n'est pas libérale. Elle croit en l'Etat, se pense comptable de la situation de l'économie, est convaincue que les citoyens doivent être assistés et canalisés, et veut même que les Français soient heureux !
Les Français, en somme ont une vision pessimiste de l'homme. Ils ne le croient pas capable de décider seul de ce qui est bon pour lui-même. Ils n'acceptent pas la sanction de l'échec et la récompense de l'effort et de la réussite qui s'appelle la responsabilité. Ils ont choisi de vivre dans une société de contraintes dans laquelle ils seraient maternés comme des enfants, cédant leur liberté contre l'illusion de confort proposée par la puissance publique.
Je ne comprends pas mes concitoyens.
Toute intervention publique, toute nouvelle loi ou réglementation devrait être longuement pesée et soupesée avec cette seule préoccupation en tête : la résolution du problème posé justifie-t-elle la restriction de liberté envisagée ? Si une action action s'avère nécessaire, quelle est la mesure la moins liberticide envisageable ?
Bien entendu, la liberté ne peut être totale dans une société moderne, et je ne suis pas libertarien. Mais gardons nous de l'encadrer à tout va. Nous avons depuis longtemps dépassé les limites de l'acceptable.
Sans liberté, pas de dignité humaine ; sans liberté, pas de progrès possible ; sans liberté, pas d'acte véritablement moral.
Français, réveillez-vous !
Et répétez avec moi le dernier couplet de la Marseillaise :
Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie
Combats avec tes défenseurs!
Sous nos drapeaux, que la victoire
Accoure à tes mâles accents
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire!
23 juin 2005
Support their troops
On l'oublie trop souvent, mais les États-Unis sont en guerre.
Cela signifie que des pères et des époux sont absents du foyer depuis de longs mois, que certains porteront à jamais dans leur chair ou dans leur esprit les stigmates du conflit, que certains reviendront au pays dans un sac zippé noir recouvert de la bannière étoilée.
Peu importe l'opinion que l'on a sur le bien-fondé de la guerre menée par les États-Unis en Irak et en Afghanistan, et plus largement contre le terrorisme islamique. Le fait est que de jeunes hommes et des jeunes femmes risquent leur vie au quotidien et que leurs proches - famille, amis, collègues de travail - pensent à eux et sont angoissés.
Certains se sont engagés par patriotisme, d'autres pour rembourser un prêt étudiant ou pour acquérir la nationalité américaine, d'autres peut-être pour se sortir d'une vie civile jugée routinière.
J'ai souvent mal compris les autocollants "Support our troops" que l'on peut voir dans certains magasins et à l'arrière de nombre de véhicules. Je négligeais le fait que tous ceux - et ils sont nombreux en Indiana - qui ont un proche engagé dans cette guerre n'espèrent qu'une seule chose : qu'il rentre sain et sauf a la maison.
J'ai mieux compris la situation lorsque j'ai assisté, à l'aéroport, au retour d'Irak de deux jeunes d'une vingtaine d'années en treillis sable. Tous leurs proches les attendaient, les larmes de joie coulaient, et les algarades viriles témoignaient du besoin d'étreindre à nouveau ceux qui auraient pu ne jamais revenir.
Alors oui, évidemment, ils soutiennent leurs boys (qui sont souvent des "ladies") ! Comment les en blâmer ?
Si vous aussi vous souhaitez manifester votre soutien aux troupes américaines, allez sur le site : www.americasupportsyou.mil (cliquez ensuite sur "How you can help"). Des dizaines de sites de tous types sont référencés.
22 juin 2005
Espèces sonnantes et trébuchantes
L’avenir de la Formule 1 aux États-Unis est peut être moins menacé que je ne le craignais dimanche dernier.
En effet, j’ai négligé un paramètre d’importance : l’impact financier d’une telle course sur la ville d’Indianapolis.
Ainsi, les responsables du circuit font-ils preuve d’une prudence de Sioux : ils se mettent ostensiblement du côté des fans déçus (voir photo), n’écartent pas la possibilité de rembourser les spectateurs, et surtout, évitent toute prise de décision à chaud.
Le Président du circuit, M. Chitwood indique ainsi que la décision qui sera prise devra prendre en compte l’intérêt du circuit, des spectateurs, de la ville d’Indianapolis et de l’Indiana. Et il ajoutait, finaud, que l’impact de la Formule 1 sur l’économie locale était estime a 170 millions de dollars…
Ce “détail” devrait réduire la colère des plus déçus.
En effet, si la course de Dimanche a été un désastre sportif, elle a constitue un très beau succès commercial !
L’Indianapolis Star nous apprend que l’évènement a attiré plus de 110,000 visiteurs qui ont dépensé, en quatre jours, plus de 100 millions de dollars. Même si le nombre de spectateurs est moins important que pour les Indy 500, le Grand Prix des États-Unis est, de l’avis de tous, bien plus lucratif. Question de clientèle… Les gens qui assistent à la Formule 1 sont aisés et dépensent beaucoup : les hôteliers ont loué leurs plus belles chambres aux écuries de course, les vins les plus fins, les meilleurs whisky ont été commandés. De plus, la clientèle étant largement européenne et sud américaine, les restaurants ont pu enchaîner 3 a 4 services : les Américains sont au restaurant à 18h, 19h, tandis que les Européens n’ont pas de problème pour passer à table jusqu’à 22h.
En fait, je n’avais jamais vu autant de monde dans le centre ville d’Indianapolis…
Alors, oui, la course était ratée, mais quel peut bien être le poids de cet argument face au succès commercial engendré par l’évènement ?
21 juin 2005
Brouille ou divorce ?
L’une des questions que l’on m’a posée le plus souvent, lorsque je suis dernièrement rentré en France, était : “Alors, pas trop difficile d’être Français aux États-Unis ?” Et je sais bien que je ne les convainquais qu’a moitié lorsque je leur indiquais que non, que nous n’avions rencontre aucun problème, que les Américains étaient particulièrement gentils et accueillants. Certes, ils peuvent être très ignorants de ce qui se passe ailleurs que dans leur pays, mais de l’hostilité, non, nous n’en avons jamais perçue en onze mois de présence dans l’Indiana (État pourtant largement acquis aux Républicains).
Aussi ai-je été surpris, et pour tout dire un peu déçu de constater que “Français et Américains gardent une vision négative les uns des autres”. Tel est le titre d’un article rédigé par Laurent Zecchini et publié dans Le Monde du 18 juin.
Il fait état d’une vaste enquête d’opinion effectuée aux États-Unis et en France visant à comparer la vision que chacun a de l’autre. Les réponses m’attristent. De part et d’autre, il faut bien le dire.
Ainsi,
Plus surprenant, les Français sont cependant plus réticents à l'idée de vivre aux États-Unis que l'inverse. Selon leur âge, 68 % à 87 % des Français répondent qu'ils n'aimeraient pas s'établir outre-Atlantique. Mais que savent les Français des États-Unis, à part l’infime proportion qui a déjà traversé l’Atlantique ? Si leur source d’information est le bourrage de crâne auto satisfait des médias et le discours mystificateur de nombre d’hommes politiques, les résultats ne sont pas étonnants… Le plus grave dans cette réponse n’est pas que les gens ne souhaitent pas vivre aux États-Unis (après tout la France est le plus beau pays du monde !), mais c’est le rejet viscéral que l’on perçoit dans la réponse massive a la question posée, ainsi que l’absence totale de curiosité. Pourtant, un petit voyage d’étude ferait du bien au plus grand nombre, et remettrait en compte un certain nombre d’idées reçues.
Enfin, dans le domaine des relations bilatérales, seuls 39 % des Français et 44 % des Américains considèrent l'autre pays comme un "partenaire", les Américains étant 45 % à parler d'"adversaire" à propos de la France (ils étaient 14 % à penser la même chose en 2000), alors que les Français ne sont que 24 % (15 % en 2000) à choisir un tel qualificatif à propos de l'Amérique. Pour 24% des Américains (43 % il y a cinq ans), la France est un "allié fidèle", et pour 56 % d'entre eux un allié "pas toujours fidèle". La même question, posée aux Français, est encore moins positive : 70 % jugent que les États-Unis ne sont pas un allié toujours fidèle, 17 % seulement parlant d'un allié fidèle.
Là, je serais plus indulgent avec les Américains qu’avec les Français… La France de J. Chirac se pose comme un adversaire des États-Unis, organise des coalitions pour faire pièce a l’Oncle Sam, vise à la contestation de l’hégémonie culturelle, stratégique, politique des États-Unis. C’est la politique officielle, soutenue par une proportion écrasante des Français. On ne peut tout de même pas demander aux Américains de nous remercier…
Les Français, en revanche, sont un peu inconséquents. Je ne dis pas que la France ne doit pas avoir une politique étrangère indépendante, ni qu’il faut systématiquement adhérer a la politique américaine, mais qui seraient nos alliés en cas de réel coup dur, avec qui partageons-nous les valeurs de démocratie, de respect des droits de l’homme, de l’économie de marché ? Avec la Russie ? Avec la Chine ? Avec nos prétendus amis arabes (la politique arabe de la France…) ?
J’espère que cette enquête sera lue par les responsables politiques aux États-Unis et en France, et qu’ils s’efforceront de combler des abîmes d’incompréhension qui, à long terme, ne sont pas tenables. Des brouilles passagères sont inévitables, mais il faut agir vite si l’on ne veut passer de la brouille au divorce.
20 juin 2005
La fin de la Formule 1 aux Etats-Unis ?
Le spectacle auquel j'ai pu assister aujourd'hui au Grand Prix de Formule des Etats-Unis (qui se tenait à Indianapolis) était misérable.
Pour ceux qui n'auraient pas suivi, la course n'a vu que six monoplaces concourir car les quatorze autres y avaient renoncé pour des raisons liées à la sécurité des pneumatiques Michelin qui les équipaient.
La situation de la Formule 1 n'est pas facile aux Etats-Unis : pas de pilote américain, pas de marque de voiture américaine (à part Jaguar, peut-être, maintenant aux mains de Ford), pas de sponsors américains... Bref, un manque certain d'intérêt.
La conséquence : une affluence beaucoup plus réduite qu'aux mythiques 500 miles d'Indianapolis (300 000 spectateurs !), de nombreux tickets invendus, des travées entières vides de spectateurs. Je peux vous garantir une chose, cela ne va pas s'améliorer !
La situation d'aujourd'hui a frolé l'escroquerie : alors que les problèmes des pneumatiques Michelin étaient connus depuis au moins deux jours, après l'accident survenu à Ralf Schumacher, les écuries ont attendu le tout dernier moment pour se retirer. Les automobiles se sont toutes positionnées sur la piste, ont faire un tour de circuit permettant de se placer sur la grille de départ, et sont rentrées au garage ! Résultat : chacun avait payé sa place (pas moi, j'ai bénéficié des largesses d'un généreux donateur strasbourgeois), les commerçants étaient contents, les retransmissions télévisées avaient lieux, pas de problème commercial lié à l'élimination pure et simple de la course.
Evidemment, le spectacle avait perdu de son intérêt et les Ferrari n'ont pas eu de mal à s'imposer. Quel dommage ! Le circuit est beau, il existe de très nombreux endroits où l'on peut approcher la piste de très près, il n'y a pas de mauvaise tribune, et les automobiles sont toujours extraordinaires. Il y a vraiment quelque chose de déchirant dans les accélérations des F1, qui résonne en chacun des spectateurs. Et je ne parle pas seulement des oreilles, qui souffrent pas mal !
La course s'est conclue sans surprise et le podium a été copieusement hué et sifflé par les spectateurs.
L'atmosphère était insurrectionnelle.
Les victimes : 1) Michelin, sans doute. Des erreurs ont été commises, qui coûteront cher en termes d'images. 2) La Formule 1 aux Etats-Unis, sûrement. Les spectateurs de cette année, déjà peu nombreux, ne reviendront pas l'an prochain. Les organisateurs du Circuit d'Indianapolis évoquent d'ailleurs dans l'Indianapolis Star l'éventualité d'une interruption du contrat portant sur l'organisation du Grand prix des Etats-Unis à Indianapolis.
18 juin 2005
Ici Indianapolis
Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête de la République française, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos idées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force médiatique, démagogique et utopique, de l'ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les mensonges, les intimidations, la tactique des Gauchistes qui nous font reculer. Ce sont les mensonges, les intimidations, la tactique des Gauchistes qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui. Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ?
Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un de nombreux alliés avec elle. Elle peut faire bloc avec les Britanniques qui prospèrent et montrent la voie a suivre. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites le soutien formidable des États-Unis.
Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par les dernières consultations électorales. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par leurs promesses illusoires, nous pourrons vaincre dans l'avenir par la puissance de la liberté. Le destin du monde est là.
Moi, Marquette, actuellement à Indianapolis, j'invite les parlementaires et élus français qui se trouvent en territoire américain ou qui viendraient à s'y trouver, avec leur écharpe tricolore ou sans leur écharpe tricolore, j'invite tous les Français qui se trouvent en territoire américain ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.
Demain, comme aujourd'hui, j’écrirai dans les “Chroniques indianapoliennes”.


































