31 juillet 2007
Déconseillé aux cardiaques
La chaîne de café Starbucks fait l'objet d'un engouement hors norme, ainsi que nous l'avions déjà constaté (en décembre 2005) avec cet Américain qui se faisait fort de visiter tous les points de vente dans le monde. Winter, puisqu'il possède un pseudonyme comme tous les grands timides, avait déjà visité 4775 cafés dans 47 Etats Américains, sur les 6000 que comptaient alors la planète Terre. Nous devons être loin devant maintenant, c'est ce que l'on appelle le progrès. Je doute d'ailleurs que notre ami Winter ait la possibilité de remplir sa "mission"...
Plus accessible est le défi que s'est lancé un autre timbré du latte, Mark Malkoff : ce dernier a décidé de visiter tous les Starbucks coffee de la presqu'île de Manhattan en une journée (en consommant à chaque fois un café). Il y en a 171 (la vidéo de l'exploit ici), soit sans doute la plus importante densité au monde !
Equipé d'un vélo pour se déplacer, il a effectué un achat dans un magasin différent toutes les 7 minutes, et poursuivi son "aventure" pendant 20 heures consécutives, dépensant 369 $ pour la cause.
Au bout de 14 heures, il était déshydraté par la cafféine, et a été obligé de s'offrir les services d'un conducteur. Toujours en raison de la prise de cafféine à haute dose, il a fini par subir des troubles de la désorientation, au point qu'il a visité six magasins à deux reprises.
Le but de ce challenge complètement idiot : un peu identique à ceux des concours de gloutonnerie... Mais aussi sans doute aussi les intérêts convergents de Starbucks, qui a tout intérêt à créer un buzz autour de la marque, et d'un jeune réalisateur qui espère sans doute ainsi se faire remarquer. Pari gagné de ce côté.
29 juillet 2007
La British Navy ne baisse pas la garde
Alors que le débat français sur l'opportunité de la construction d'un second porte-avions prend une tournure quasi philosophique (précédent post ici), que l'on tergiverse depuis des années à ce sujet, que le ministre de la défense n'a pas encore pris la dimension de la fonction (pas certain qu'il y parvienne un jour), que le président de la République ne marque pas un intérêt particulier pour les questions de défense, les Britanniques avancent.
Ils ont annoncé cette semaine une hausse du budget alloué à leurs forces armées jusqu'en 2011, et le premier ministre a lancé la construction de deux nouveaux porte-avions, pour 5,8 milliards d'euros (le Charles de Gaulle a coûté 3 milliards d'euros environ). Chacun de ces navires pèsera 65.000 tonnes (contre 40.500 tonnes pour le CDG) et sera fabriqué au Royaume-Uni par un corsortium privé mené par British Aerospace dans lequel Thalès sera chargé de 16 % du contrat. Les deux bâtiments seront livrés en 2014 et 2016.
Encore plus fort : les Britanniques n'écartent pas la possibilité de construire un porte-avions en commun avec les Français, ce qui leur en ferait trois !
La France serait bien avisée de suivre l'exemple donné par nos amis d'outre-Manche : on peut bien obtenir des succès diplomatiques avec quelques avions officiels et une épouse de président jouant les missi dominici, mais il vient un temps où, dans un monde menaçant, la possibilité de l'usage de la force est seule de nature aussi à rendre audible ses exigences.
27 juillet 2007
«Ma vision de l’identité nationale», par Brice Hortefeux, Libération, le 27 juillet 2007
Ci-après, la tribune publiée par Brice Hortefeux dans Libération le 27 juillet 2007 :
"Libération a consacré son premier dossier d’été à la question «Comment peut-on être français ?» J’ai lu avec intérêt les articles, tribunes et interviews parus la semaine dernière à ce sujet dans vos colonnes. Certains m’ont convaincu, d’autres moins. Permettez-moi d’exposer à mon tour ma vision de l’identité nationale.
Définir l’appartenance d’un individu à autre chose que lui-même est un exercice délicat. C’est délicat parce c’est l’inscrire dans un cadre, lui imposer une condition. C’est presque lui ôter une partie de sa liberté.
Pourtant, quels que soient notre parcours, nos habitudes et nos aspirations, nous appartenons à une communauté de destin. La définir, c’est lui donner un sens. Savoir qui l’on est, c’est aussi comprendre où l’on va.
Ma première remarque relève du constat : jusqu’à aujourd’hui, il était assez simple de se sentir Français. Qu’on le veuille ou non, plusieurs vecteurs contribuaient au sentiment d’identité nationale. Par exemple, le service national donnait à de nombreux concitoyens une occasion de vivre physiquement le patriotisme, ce qui passait, d’ailleurs, par le brassage d’origines différentes. L’appareil d’Etat a, lui aussi, longtemps structuré notre identité nationale. Les systèmes de communication relevaient souvent de l’Etat avec, par exemple, jusqu’en 1975, le monopole des chaînes publiques de télévision dans le cadre de l’ORTF.
Les temps ont changé : le service national a été suspendu et la communication, en grande majorité, privatisée au profit d’une multitude de chaînes thématiques. Qu’on le veuille ou non, une bonne partie de ce qui forgeait la Nation française s’est disloqué.
Beaucoup de facteurs extérieurs ont aussi fait évoluer les habitudes et les mentalités. Avec l’entrée en vigueur du traité de Rome, le principe de libre circulation des personnes a fait exploser les frontières. Parallèlement, les échanges se sont mondialisés et Internet a éliminé de nombreuses barrières. Les offres d’identités se sont élargies ; les sentiments d’appartenance se définissent désormais selon les orientations, les centres d’intérêt et autres passions.
Les communautarismes se développent, avec leurs revendications au point, par exemple, que la mémoire des morts «pour» la France passe aujourd’hui après la promotion de ceux qu’on présente comme morts «à cause» d’elle. Puisque désormais l’on peut être Français, entre autres ou par exemple, au nom de quoi l’identité nationale serait la seule dont on ne pourrait plus parler ? Cette identité-là a même le double mérite de constituer un rempart contre le communautarisme et d’incarner des valeurs qui nous dépassent.
La fin de l’évidence du sentiment d’identité nationale a au moins pour vertu qu’être Français se vit désormais comme un choix plus que comme une condition. La France suscite l’adhésion plus que la soumission. L’identité se base avant tout sur ce que chacun souhaite apporter à son pays plus que ce dont il peut hériter. Mieux que le vivre ensemble, il s’agit de bâtir ensemble. C’est cela, désormais, être Français.
Nicolas Sarkozy avait inscrit au cœur de sa campagne le thème de la crise du travail. La politique des flux migratoires que je conduis, dans le cadre des engagements du président de la République et du Premier ministre, incarne cette vision. Avec 94 500 premiers titres de séjour délivrés en 2005, l’immigration familiale reste le principal vecteur de l’immigration en France, loin devant les flux d’étudiants (49 000) et de travailleurs (13 600). Aujourd’hui, en France, seulement 7 % des titres de séjour accordés le sont pour des raisons professionnelles. Nous allons rééquilibrer la part d’immigration économique par rapport à celle de l’immigration familiale puisqu’en, agissant ainsi, nous adresserons un message à ceux qui, parmi eux, veulent devenir Français comme à ceux qui le sont déjà : celui du projet, plus que celui de l’héritage.
(…)
L’écrivain Gaston Kelman soulignait très justement, dans vos colonnes, qu’en créant ce ministère, nous reconnaissons, officiellement, pour la première fois, que l’immigration est constitutive de notre identité. Ce ministère permet de retisser le lien qui s’est distendu entre nation et immigration.
L’identité nationale n’est pas figée, bien au contraire, et la promotion de notre identité ne révèle strictement aucune hostilité à l’égard des immigrés. Loin de considérer l’immigration comme un problème en soi, nous pensons même que c’est la référence à l’identité qui donne du sens à l’immigration et qui permet l’intégration.
La conjonction des termes, qui alimente les tribunes plus qu’elle ne dérange le peuple électeur, ne révèle ainsi aucune intention malheureuse. Ne nous y trompons pas : si le modèle social français, dont l’ambition est l’équité, est aujourd’hui en panne, ce n’est pas à cause des mots, mais bien en raison d’un manque de politique qui porte un nom. Le racisme et la xénophobie proviennent de l’absence d’idées, et non de l’addition de mots.
(…) "
25 juillet 2007
Histoires belges
Gaffe Yves Leterme sur l'hymne national belge
Vidéo envoyée par gumaes
Le futur premier ministre belge, Yves Leterme (chef du parti chrétien-démocrate flamand), confond la brabançonne (hymne belge) avec la Marseillaise et ne connait pas l'origine de la fête nationale du pays qu'il aspire à diriger.
Il faut ajouter que, dans ce reportage de la RTBF, le président de la région Wallonie et l'actuel premier ministre belge, Guy Verhofstadt, sont eux aussi incapables de dire (tout comme 80 % de leurs concitoyens), à quoi correspond le 20 juillet, fête nationale belge. Pour mémoire, la bonne réponse est la prestation de serment de Léopold 1er comme roi des Belges, le 21 juillet 1831.
Morale de l'histoire : au mieux, il semblerait que les Belges souhaitent donner du crédit aux blagues belges. Au pire, on peut se demander quel est l'avenir d'un pays dans lequel l'affectio societatis est aussi faible.
22 juillet 2007
Brevet 1990
Effectuant quelques rangements, je suis tombé sur le sujet d'un devoir sur table, que j'ai du effectuer en 1990, en classe de 3ème, en préparation à l'épreuve d'histoire du brevet des collèges.
Question 1 - Quelles sont les causes de la Révolution anglaise de 1688-1689. Racontez brièvement cette révolution et montrez comment l'Angleterre n'est plus une monarchie absolue au début du XVIIIème siècle et qu'elle jouit de nombreuses libertés (10 points).
J'avoue que j'aurais quelques difficultés aujourd'hui à indiquer les causes de la Révolution anglaise de 1688-1689...
Question 2 - Expliquez la critique du mercantilisme et des corporations de métiers faite par les économistes au XVIIIème siècle. Que proposaient-ils dans le domaine de la production ? (5 points) Ci-après, Colbert.
Question 3 - Le C.A.E.M. : citez les pays membres du CAEM. Quels sont les produits vendus et achetés par le CAEM aux pays européens capitalistes ? Quel est le premier partenaire commercial de chaque pays membre du CAEM ? Quelle est la place du CAEM dans le commerce mondial ?
Voilà une question qui ne risquerait pas d'être posée de nos jours, le CAEM ayant disparu en 1991... Cela ne nous rajeunit pas !
Il me semble que l'on n'avait pas à rougir du niveau des questions, n'est-ce pas ?
18 juillet 2007
Vous allez aimer l'avenir - PUB SUEZ
Vous allez aimer l'avenir - PUB SUEZ
Vidéo envoyée par mado88
16 juillet 2007
Libération fiscale
A partir d'aujourd'hui, les Français travaillent pour eux, et ce jusqu'au 31 décembre prochain.
En effet, les dépenses publiques représentant 53,5 % du produit intérieur brut, on peut en déduire que les Français consacrent une proportion identique de leur temps à travailler pour l'Etat, les collectivités locales et les organismes de Sécurité Sociale, soit 196 jours dans l'année.
Le jour de "libération fiscale" tombe le 19 mai en Espagne, le 22 juin dans l'Union européenne, et le 29 mai dans les pays de l'OCDE.
13 juillet 2007
Les petites joies d'un Prince
Le 11 juillet, le Prince de Galles remettait des décorations à des soldats du 9ème régiment de l'armée de l'air britannique ayant servi en Afghanistan.
Une telle cérémonie peut être illustrée de deux manières.
De la façon la plus académique, évidemment :
Mais aussi de façon plus marrante :
Ce sont les aléas de la féminisation des forces armées ! La situation n'a d'ailleurs pas l'air de déplaire à la petite soldate, digne semble-t-il de poser en page 3 du Sun...
11 juillet 2007
La bourse ou Paris
L'impôt de Bourse coûte bien plus qu'il ne rapporte nous apprennent "Les Echos" du lundi 9 juillet.
Ce droit de timbre rapporte environ 240 millions d'euros par an, ce qui est fort peu, mais contribue à affecter la compétitivité de la place financière parisienne.
Le taux de 0,3 % s'applique jusqu'à 153.000 euros et à 0,15 % au-delà. Par ailleurs, les achats et les ventes de titres inférieurs à 7.666,66 euros. Le dispositif épargne aussi un certain nombre d'opérations plus ou moins complexes, dont les obligations et, surtout, ne concerne pas les intermédiaires établis hors de France. Comme dissuasion de s'installer en France, on ne fait pas mieux...
"Les Echos" rapportent que le volume des transactions a augmenté significativement sur la place parisienne au cours de ces dernières années, mais que celui généré par les membres installés sur le territoire français a légèrement diminué. Etonnant, non ?
La réalité, c'est que les membres d'Euronext interviennent de plus en plus depuis l'étranger, essentiellement depuis Londres, et que leur part est passée depuis 2000 de presque zéro à 50 % aujourd'hui. Un investisseur pouvant accéder au même service quel que soit le lieu où est installé son intermédiaire, pourquoi utiliserait-il le services d'un intermédiaire soumis à une taxation qui n'existe pas ailleurs ?
Visiblement, les Français ont à coeur de renforcer la puissance, déjà considérable, de la place financière de Londres.
Le résultat, c'est que le montant des recettes tirées de l'impôt de Bourse s'est considérablement réduit ces dernières années. Il n'a procuré en 2006 qu'un peu plus de 240 millions d'euros au budget de l'Etat, ce qui est fort peu. En revanche, l'Association française des entreprises d'investissement (AFEI) évalue à plus de 1 milliard d'euros le montant des pertes fiscales et sociales pour l'économie française. L'organisation professionnelle estime qu'il suffirait qu'à peine un quart des opérations délocalisées à l'étranger soient rapatriées à Paris pour que la suppression de cet impôt soit neutre pour la collectivité (0712ArgumentaireIOB) Christine Lagarde semble décidée à supprimer cette taxation absurde. Il est temps que l'on prenne enfin en considération l'apport d'une place financière dynamique à l'économie de la capitale et à l'économie française. Comme le démontrent Londres, Luxembourg, New York, la finance crée de la richesse, induit de nombreux emplois très qualifiés et bien rémunérés, avec des retombées considérables sur les emplois dans les services, sur la vie commerciale, et sur l'immobilier. Exactement ce qu'il faut à Paris ! Espérons que Christine Lagarde tiendra bon face aux démagogues de tous poils pour lesquels marchés financiers rime nécessairement avec pauvreté et inégalités sociales.
06 juillet 2007
Lenine Brasil
Lenine sob o mesmo céu
Vidéo envoyée par tiston
Dommage, ce chanteur n'est pas dénué de talent. Cette chanson qui célèbre le Brésil est belle : Brasil, com quantos brasis se faz um brasil, cum quanto brasis se faz um pais chamado Brasil... Brésil, combien faut-il de brésils pour faire un brésil, combien faut-t-il de brésils pour faire un pays appelé Brésil...



















